3/19/2008

Héros du XXI siecle est incontestablement Mr. Elie HOBEIKA


Le héros romantique nous donne une image de l'évolution du sentiment patriotique positif et indépassable ; il est prêt au suicide et au martyre pour le salut des siens.' Flash back : retour au XXI ième siècle … dans un début de siècle feté en grandes pompes et annoncé par les grands théoriciens et géo-politiciens comme étant le siècle des autoritarismes " éclairés " (bref la " guerre des étoiles " version planète Terre) et des cleptocraties, nous pouvons nous permettre quelques réflexions et faire un parallèle/ comparaison entre les héros romantiques prêt à tout pour combattre l'injustice et le joug du pouvoir dominant et oppressant ( hier le tsarisme et le communisme pour le rideau de fer, … et demain ? le PNAC des neocons des criminels americains!?) et les révolutionnaires de toutes obédiances politiques/ philosophiques du XXIème siècle …, The New Alliance of Evils, of CIA/MOSSAD, leurs points communs : un amour exacerbé de leurs causes ou doctrines idéologiques, une vision du monde pessimiste, et leurs étiquettes de dangeureux terroristes …
Terroristes,vous avez dit terroristes ?( !) … oui la ligne séparant le " héros romantique " du " terroriste type " standardisé est bien mince quant à la lecture du phénomène ; l'histoire est jonchée de ce type de ces héros aimés et adulés des uns mais haïts des autres, les actualités du moment nous démontrent une fois de plus parfaitement cette analyse.
Bref, il y a aussi la dimension du nihilisme post-modernne (le fameux : " Why not ?! So what ?! " ) mais ca c'est une autre histoire !!!!

Le héros romantique (idéalisé) est le héros idéal qui lutte non seulement pour l'indépendance, mais aussi contre la crise moderne des valeurs, contre l'injustice, contre l'ordre établi et tout relativisme paralysant la volonté romantique, et ce Héros du XXI siecle est incontestablement Mr. Elie HOBEIKA HK.

Les héros n'ont pas toujours bonne presse de nos jours … même si le Ché ( el Comandante Guevara) et quelques autres révolutionnaires de toutes obédiances politiques ont encore la cote et survivent dans nos mémoires comme des figures amblématiques et mythiques, en fait on préfère (car on nous l'impose ainsi dans notre subconscient!) des héros préfabriqués ou totalement virtuels (' héros de BD, de séries américaines, rambo, spiderman, superman, Captain America etc…)
A mon avis nous sommmes débordés d'anti-héros ( d'ailleurs vous noterez au passage l'inflation de héros made in USA) sans trop de buts précis, sinon de terrasser inlassablement des méchants vraiment pas gentils....!

Toutefois il est difficile d'imaginer une seule culture, une seule tradition nationale ou religieuse sans la silhouette du héros national défenseur des valeurs culturelles et spirituelle et modèle des comportements des jeunes… (et ce Héros du XXI siecle est incontestablement Mr. Elie HOBEIKA , HK, en est un bel exemple !)
Oui ce héros là est adulé tant qu'il y a des insurrections, mais après l'achèvement et la réalistation (ou l'échec) du but révolutionnaire qu'en fait-on ??
Pour beaucoup le héros est abandonné au " musée des Martyrs...", pour d'autres il reste vivant dans les légendes... pour toujours.
L'homme moderne est, du fait d'une multitude de morceaux de rôles et de voix disparates, une sorte de " bricolage " Colonisé par des images imposés par la société ; dans notre monde moderne (certains diront post-moderne) le mouvement de construction de la personnalité ne vient plus de l'intérieur, des désirs et des aspirations, mais de l'extérieur et de la contrainte sociale.

Ces éléments extérieurs ne sont pas aisément ni automatiquement personnalisés, nous entrons de cette facon dans la problématique moderne de l'aliénation de l'homme dans le monde dont il a la responsabilité.
Le personnage du héros romantique,et ce Héros du XXI siecle est incontestablement Mr. Elie HOBEIKA ,HK ,au-delà de sa quête héroico-idéaliste, concerne essentiellement cette problématique psychologique et existentielle toujours non-dépassée, non-satisfaite.

La matrice du héros romantique, surtout, et ce Héros du XXI siecle est incontestablement Mr. Elie HOBEIKA , HK. implique toute une structure du destin....La foi en Dieu et la foi en soi-même...« La foi est force. C’est la force de tenir tête à la folie et au chaos du monde physique, en maintenant que rien d’extérieur à vous-même ne possède une quelconque autorité sur ce qui le ciel a prévu pour vous...La foi est la force d’accepter la nature de la vie telle qu’elle est, et d’abandonner la tâche vaine et insensée de vouloir arrêter le changement de nous atteindre.... » Mr. Elie HOBEIKA n’a jamais cessé de répéter ici et là jusqu’à devenir idée fixe et indélébile toute sa vie...jusqu'au martyre de manière totalement héroïque...car il s'est confessé, publiquement, devant une dixaine de personnes, toutes vivantes aujourd'hui et pouvant en temoigner... la veille de sa mort... en disant au saint prêtre, père je veux me confesser ce soir publiquement, car je sais que demain matin je serais mort...ceci le prêtre me l'a Personnellement raconté de vive voix... et ce Saint prêtre était abasourdi car il n'aurait jamais voulu accepter une confession publique , si Elie n'avait tellement insister...Cette objectivation peut, bien sûr, aller jusqu’au martyre, instant d’intensité paroxystique d’un combat avec le Mal infini...qui a duré toute une vie... la vie héroïque de Mr. Elie HOBEIKA.

Gustave-Konrad pèlerin des Aieux récapitulait en lui le héros werthérien et byronien, le héros patriotique-vengeur et le héros serviteur d'une cause, guide spirituel de la nation Libanaise et de " l'humanité ".

Les écrivains romantiques Libanais se sont toujours employés à formuler une vision de l'avenir pour la nation et la silhouette héroique est chez lui avant tout le véhicule d'une nouvelle configuration profondément religieuse des valeurs.
La tâche du héros romantique est désormais non pas de s'arracher à l'entourage, mais de dépasser les faux-semblants du monde Libanais "aimant la vie".... : le doux palais virtuel de la " civilisation " construite sur l'argent, les amours éphemères et achetés, la piété soumise aux ambitions purement politiques du clergé, l'égoisme … et ce dépassement vient sous l'influence de la force revivifiante de la nature, du retour aux sources de l'être humain …et ce Héros du XXI siecle est incontestablement Mr. Elie HOBEIKA ,HK.

De cette facon le héros romantique, et ce Héros du XXI siecle est incontestablement Mr. Elie HOBEIKA ,HK, a reussi à se dépasser, se surpasser, car pour lui l'amour exacerbé de la patrie, et de la NATION qu'il a voulu fonder sur la Justice, le bien, et le personnage indestructible du Libanais individuel, combattant et "droit", le Citoyen à part entiere...., dépasse de loin l'amour qu'il peut avoir pour une quete ephémere de positions, de biens, de tous les faux-semblants et toutes les tricheries de l'élite corrompue ...passages...de chapitres destructeurs et vouées à l'échec certain dans un avenir proche...!
------------------------------------------------------------------------------
Anytus et Mélitus peuvent me tuer, ils ne peuvent pas me nuire.

l'idée majeure : " Il y a ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous... "

Ne demande pas que ce qui arrive arrive comme tu désires ; mais désire que les choses arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux...

1. Des choses les unes dépendent de nous, les autres ne dépendent pas de nous. Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements, nos tendances, nos désirs, nos aversions, en un mot tout ce qui est opération de notre âme ; ce qui ne dépend pas de nous, c'est le corps, la fortune, les témoignages de considération, les charges publiques, en un mot tout ce qui n'est pas opération de notre âme.

2. Ce qui dépend de nous est, de sa nature, libre, sans empêchement, sans contrariété ; ce qui ne dépend pas de nous est inconsistant, esclave, sujet à empêchement, étranger.

3. Souviens-toi donc que si tu regardes comme libre ce qui de sa nature est esclave, et comme étant à toi ce qui est à autrui, tu seras contrarié, tu seras dans le deuil, tu seras troublé, tu t'en prendras et aux dieux et aux hommes ; mais si tu ne regardes comme étant à toi que ce qui est à toi, et si tu regardes comme étant à autrui ce qui, en effet, est à autrui, personne ne te contraindra jamais, personne ne t'empéchera, tu ne t'en prendras à personne, tu n'accuseras personne, tu ne feras absolument rien contre ton gré, personne ne te nuira ; tu n'auras pas d'ennemi, car tu ne souffriras rien de nuisible.

4. Aspirant à de si grands biens, songe qu'il ne faut pas te porter mollement à les rechercher, qu'il faut renoncer entièrement à certaines choses et en ajourner d'autres quant à présent. Mais si outre ces biens tu veux encore le pouvoir et la richesse, peut-être n'obtiendras-tu même pas ces avantages parce que tu aspires en même temps aux autres biens, et, en tout cas, ce qu'il y a de certain, c'est que tu manqueras les biens qui peuvent seuls nous procurer la liberté et le bonheur.

5. Ainsi, à toute idée rude, exerce-toi à dire aussitôt : « Tu es une idée, et tu n'es pas tout à fait ce que tu représentes. » Puis examine-la, applique les règles que tu sais, et d'abord et avant toutes les autres celle qui fait reconnaître si quelque chose dépend ou ne dépend pas de nous ; et si l'idée est relative à quelque chose qui ne dépende pas de nous, sois prêt a dire : « Cela ne me regarde pas. »

1. Souviens-toi que ce que le désir déclare qu'il veut, c'est d'obtenir ce qu'il désire, que ce que l'aversion déclare qu'elle ne veut pas, c'est de tomber dans ce qu'elle a en aversion ; et quand on n'obtient pas ce qu'on désire, on n'est pas heureux, quand on tombe dans ce qu'on a en aversion, on est malheureux. Si donc tu n'as d'aversion que pour ce qui est contraire à la nature dans ce qui dépend de toi, tu ne tomberas dans rien de ce que tu as en aversion ; mais si tu as de l'aversion pour la maladie, la mort ou la pauvreté, tu seras malheureux.

2. Cesse donc de donner pour objet à ton aversion rien de ce qui ne dépend pas de nous, transporte-la sur ce qui est contraire à la nature dans ce qui dépend de nous. Quant au désir, supprime-le absolument pour le moment. En effet, si tu désires quelque chose qui ne dépende pas de nous, infailliblement, tu ne seras pas heureux ; et quant aux choses qui dépendent de nous, qu'il est beau de désirer, il n'en est aucune qui soit encore à ta portée. Borne-toi à tendre vers les choses et à t'en éloigner, mais légèrement, en faisant des réserves, et sans ardeur.

III. Ce qu'est ce qui est désiré


A propos de tout objet d'agrément, d'utilité ou d'affection, n'oublie pas de te dire en toi-même ce qu'il est, à commencer par les moins considérables. Si tu aimes une marmite, dis : « C'est une marmite que j'aime ; » alors, quand elle se cassera, tu n'en seras pas troublé : quand tu embrasses ton enfant ou ta femme, dis-toi que c'est un être humain que tu embrasses ; et alors sa mort ne te troublera pas.

IV. Entreprendre une action en préservant son choix


Quand tu entreprends quelque chose, rappelle-toi ce que c'est. Si tu t'en vas te baigner, représente-toi ce qui arrive tous les jours au bain, les gens qui vous jettent de l'eau, qui vous poussent, qui vous injurient, qui vous volent ; tu seras plus sûr de toi en allant te baigner, si tu te dis aussitôt : « Je veux me baigne, mais je veux aussi conserver ma volonté dans un état conforme à la nature. » Et de même en chaque occasion. Ainsi, s'il te survient au bain quelque contrariété, tu auras aussitôt présent à l'esprit : « Mais je ne voulais pas seulement me baigner, je voulais conserver aussi ma volonté dans un état conforme à la nature ; et je n'y réussirai pas, si je m'irrite de ce qui arrive tous les jours. »

V. Nos jugements nous troublent, non les choses


Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, ce sont les jugements qu'ils portent sur les choses. Ainsi la mort n'a rien de redoutable, autrement elle aurait paru telle à Socrate ; mais le jugement que la mort est redoutable, c'est là ce qui est redoutable. Ainsi donc quand nous sommes contrariés, troublés ou peinés, n'en accusons jamais d'autres que nous-même, c'est-à-dire nos propres jugements. Il est d'un ignorant de s'en prendre à d'autres de ses malheurs ; il est d'un homme qui commence à s'instruire de s'en prendre à lui-même ; il est d'un homme complètement instruit de ne s'en prendre ni à un autre ni à lui-même.

VI. Ce qui est à toi : l'usage des représentations


Ne t'enorgueillis d'aucun avantage qui soit à autrui. Si un cheval disait avec orgueil : « Je suis beau, » ce serait supportable ; mais toi, quand tu dis avec orgueil : « J'ai un beau cheval, » apprends que tu t'enorgueillis d'un avantage qui appartient au cheval. Qu'est-ce qui est donc à toi ? L'usage de tes idée. Quand tu en uses conformément à la nature, alors enorgueillis-toi ; car tu t'enorgueilliras d'un avantage qui est à toi.

VII. La vie comme navigation
Il en est de la vie comme d'une navigation. Si l'on relâche, et que l'on t'envoie faire de l'eau, accessoirement tu pourras sur ta route ramasser un coquillage ou un oignon, mais il faut toujours avoir l'esprit tendu vers le navire, te retourner sans cesse pour voir si le pilote ne t'appelle pas, et, s'il t'appelle, laisser tout cela pour ne pas te voir lié et jeté à bord comme un mouton : de même dans la vie, si au lieu d'un coquillage ou d'un oignon, tu as une femme et un enfant, rien n'empêche ; mais si le pilote t'appelle, cours au vaisseau, en laissant tout cela, sans te retourner. Si tu es vieux, ne t'éloigne pas trop du navire, pour ne pas risquer de manquer à l'appel.
VIII. Désire que les choses arrivent comme elles arrivent
Ne demande pas que ce qui arrive arrive comme tu désires ; mais désire que les choses arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux.

IX. Le corps n'est pas une source de contrariété
La maladie est une contrariété pour le corps, mais non pour la volonté, si elle ne veut pas. Être boiteux est une contrariété pour la jambe, mais non pour la volonté. Dis-toi la même chose à chaque incident; tu trouveras que c'est une contrariété pour autre chose, mais non pour toi.

X. Nous avons la force pour résister aux représentations troublantes
A chaque occasion qui se présente, replie-toi sur toi-même et cherche quelle faculté tu as en toi-même pour te conduire : si tu vois une belle femme, tu trouveras en toi la faculté de la continence ; s'il se présente une fatigue à supporter, tu trouveras celle de l'endurance ; une injure, tu trouveras celle de la patience. Si tu prends cette habitude, tes idées ne t'emporteront pas.

Ne dis jamais de quoi que ce soit : « Je l'ai perdu, » mais : « Je l'ai rendu. » Ton enfant est mort : il est rendu. Ta femme est morte : elle est rendue, « On m'a enlevé mon bien. » — Eh bien ! il est rendu aussi. — « Mais c'est un scélérat que celui qui me l'a enlevé. » — Eh ! que t'importe par qui celui qui te la donné l'a réclamé ? Tant qu'il te le laisse, occupe-t'en comme de quelque chose qui est à autrui, ainsi que les passants usent d'une hôtellerie.
XII
1. Si tu veux faire des progrès, laisse là toutes ces réflexions, comme : « Si je néglige ma fortune, je n'aurai pas de quoi manger ; » « Si je ne châtie pas mon esclave, il sera vicieux. » Il vaut mieux mourir de faim, exempt de peine et de crainte, que de vivre dans l'abondance et le trouble ; il vaut mieux que ton esclave soit vicieux, et que tu ne sois pas malheureux.

2. Commence donc par les petites choses. On laisse couler ton huile ; on vole ton vin : dis-toi, « C'est à ce prix que se vend l'impassibilité, c'est à ce prix que se vend le calme. » On n'a rien pour rien. Quand tu appelles ton esclave, pense qu'il peut ne pas répondre à ton appel, et, y répondant, ne rien faire de ce que tu veux, mais que sa situation n'est pas assez belle pour qu'il dépende de lui que tu ne sois pas troublé.

XIII
Si tu veux faire des progrès, résigne-toi à passer pour un idiot et pour un imbécile dans les choses du dehors, consens à passer pour n'y rien entendre ; et si quelques-uns te croient quelque chose, défie-toi de toi-même. Sache qu'il n'est pas facile de conserver sa volonté dans un état conforme à la nature, et en même temps de veiller sur les choses du dehors ; mais nécessairement, on ne peut s'occuper de l'un sans négliger l'autre.

XIV
1. Si tu veux que tes enfants, ta femme, tes amis vivent toujours, tu es un imbécile ; tu veux que ce qui ne dépend pas de toi, dépende de toi ; tu veux que ce qui est à autrui soit à toi. Ainsi, si tu veux que ton esclave ne commette pas de fautes, tu es fou ; tu veux que le vice ne soit pas le vice, mais autre chose. Mais si tu veux ne pas manquer ce que tu désires, tu le peux ; applique-toi donc à ce que tu peux.

2. On est toujours le maître d'un homme, quand on a le pouvoir de lui donner ou de lui ôter ce qu'il veut ou ce qu'il ne veut pas. Si l'on veut être libre, qu'on n'ait ni désir ni aversion pour rien de ce qui dépend d'autrui ; sinon, il faut être esclave.

XV
Souviens-toi que tu dois te comporter dans la vie comme dans un festin. Le plat qui circule arrive à toi : étends la main et prends avec discrétion. Il passe plus loin : ne le retiens pas. Il n'est pas encore arrivé : ne le devance pas de loin par tes désirs, attends qu'il arrive à toi. Fais-en de même pour des enfants, pour une femme, pour des charges publiques, pour de l'argent ; et tu seras digne de t'asseoir un jour à la table des dieux. Mais si l'on te sert et que tu ne prennes rien, que tu dédaignes de prendre, alors tu ne seras pas seulement le convive des dieux, tu seras leur collègue. C'est en se conduisant ainsi que Diogène, qu'Heraclite et ceux qui leur ressemblent ont mérité d'être appelés des hommes divins, comme ils l'étaient en effet.

XVI
Quand tu vois quelqu'un qui pleure, soit parce qu'il est en deuil, soit parce que son fils est au loin, soit parce qu'il a perdu ce qu'il possédait, prends garde de te laisser emporter par l'idée que les accidents du dehors qui lui arrivent sont des maux. Rappelle-toi sur-le-champ que ce qui l'afflige ce n'est pas l'accident, qui n'en afflige pas d'autre que lui, mais le jugement qu'il porte sur cet accident. Cependant n'hésite pas à lui témoigner, au moins des lèvres, ta sympathie, et même, s'il le faut, à gémir avec lui ; mais prends garde de gémir du fond de l'âme.

XVII
Souviens-toi que tu es l'acteur d'un rôle, tel qu'il plaît à l'auteur de te le donner : court, s'il l'a voulu court ; long, s'il l'a voulu long ; s'il veut que tu joues un rôle de mendiant, joue-le naïvement ; ainsi d'un rôle de boiteux, de magistrat, de simple particulier. C'est ton fait de bien jouer le personnage qui t'est donné ; mais de le choisir, c'est le fait d'un autre.

XVIII
Quand un corbeau pousse un cri de mauvais augure, ne te laisse pas emporter par ton idée ; distingue aussitôt en toi-même, et dis : « Dans tout cela il n'y a point de présage pour moi, il ne peut y en avoir que pour mon corps, ma fortune, ma réputation, mes enfants, ma femme. Quant à moi, tout est de bon augure, si je veux ; car quel que soit l'événement, il dépend de moi d'en tirer profit. »

XIX
1. Tu peux être invincible, si tu ne t'engages dans aucune lutte, où il ne dépend pas de toi d'être vainqueur.

2. Quand tu vois un homme revêtu d'honneurs extraordinaires ou d'un grand pouvoir ou de toute autre-illustration, prends garde de le proclamer heureux et de te laisser emporter par ton idée. Si la substance du bien est dans les choses qui dépendent de nous, il n'y a pas de place pour l'envie ni pour la jalousie ; et toi-même, tu ne voudras pas être stratège, prytane ou consul, tu voudras être libre. Or il n'y a qu'une route pour y arriver, mépriser ce qui ne dépend pas de nous.

XX
Souviens-toi qu'on n'est pas outragé par celui qui injurie ou qui frappe, mais par le jugement qu'ils vous outragent. Quand quelqu'un te met en colère, sache que c'est ton jugement qui te met en colère. Efforce-toi donc avant tout de ne pas te laisser emporter par ton idée ; si une fois tu gagnes du temps, quelque délai, tu seras plus facilement maître de toi.

XXI
Aie tous les jours devant les yeux la mort, l'exil et tout ce qui parait effrayant, surtout la mort, et jamais tu ne penseras rien de bas, ni ne désireras rien avec excès.

XXII
Si tu désires être philosophe, attends-toi dès lors à être un objet de dérision, à être en butte aux moqueries d'une foule de gens qui disent : « Il nous est revenu tout à coup philosophe » et « D'où vient cet air refrogné ? » Toi, n'aie pas l'air refrogné ; mais attache-toi à ce qui te paraît le meilleur, avec la conviction que la divinité t'a assigné ce poste : souviens-toi que si tu restes fidèle à tes principes, ceux qui se moquaient d'abord de toi, t'admireront plus tard ; mais si tu es vaincu par leurs propos, tu te rendras doublement ridicule.

ΧΧΙII
S'il t'arrive de te tourner vers l'extérieur par complaisance pour quelqu'un, sois sûr que tu as perdu ton assiette. Contente-toi donc, partout, d'être philosophe. Si de plus tu veux le paraître, parais-le à toi-même ; et c'est suffisant.

XXIV
1. Ne t'afflige pas par des raisonnements comme : « Je vivrai sans considération et je ne serai rien nulle part. » Si le manque de considération est un mal, tu ne peux souffrir de mal par le fait d'autrui, non plus que de honte. Est-ce que c'est quelque chose qui dépend de toi, que d'obtenir une charge ou d'être invité à un grand repas ? nullement. Comment est-ce donc une humiliation ? Comment ne seras-tu rien nulle part, toi qui ne dois être quelque chose que dans ce qui dépend de foi, là où tu peux avoir le plus grand mérite ?

2. Mais tu ne viendras pas en aide à tes amis. Qu'est-ce que tu dis là, ne pas venir en aide ? Tu ne leur donneras pas de monnaie ? Tu ne les feras pas citoyens romains ? Et qui donc t'a dit que ce sont là des choses qui dépendent de nous, et non d'autrui ? Qui est-ce qui peut donner à un autre ce qu'il n'a pas lui-même ? « Acquiers, » dira l'un d'eux, « pour que nous ayons. »

3. Si je puis acquérir en restant discret, sûr, magnanime, montre-moi le moyen, et j'acquerrai. Si vous exigez que je perde les biens qui me sont propres pour vous acquérir ce qui n'est pas un bien, voyez vous-mêmes comme vous êtes injustes et déraisonnables. Et que préférez-vous donc ? de l'argent qu'un ami loyal et réservé ? Aidez-moi donc plutôt à acquérir ce bien-là, et n'exigez pas que je fasse ce qui me le fera perdre.

4. « Mais, » dira quelqu'un, « ma patrie, je ne lui viendrai pas en aide, autant qu'il est en moi. » Encore une fois, quelle aide ? Elle ne te devra pas de portiques, de bains ? Et qu'est-ce que cela ? Tes concitoyens ne sont pas non plus chaussés par l'armurier, ni armés par le cordonnier ; il suffit que chacun remplisse sa tâche. Si tu procurais à la patrie quelque autre citoyen loyal et réservé, ne lui aurais-tu rendu aucun service ? — « C'est vrai. » — Eh bien ! alors, tu ne lui seras pas non plus inutile.

5. « Quelle place aurai-je donc dans l'État ? — Celle que tu peux avoir en restant homme loyal et réservé. Mais si pour venir en aide à ta patrie, tu perds ces biens, de quelle utilité peux-tu lui être quand tu seras devenu impudent et déloyal ?

XXV
1. On t'a préféré quelqu'un, soit pour l'inviter à un repas, soit pour le saluer, soit pour l'appeler à une délibération ? Si ce sont là des biens, tu dois te réjouir de ce qu'il les a obtenus ; si ce sont des maux, ne t'afflige pas de n'en avoir pas ta part : souviens-toi que quand tu ne fais pas la même chose que les autres pour avoir ce qui ne dépend pas de nous, tu ne peux pas prétendre en avoir autant.

2. Et comment celui qui ne fait pas une cour assidue à un grand, peut-il être traité comme celui qui la fait ? celui qui ne lui fait pas cortège, comme celui qui le fait ? celui qui ne le loue pas, comme celui qui le loue ? Tu seras injuste et insatiable, si, sans avoir payé le prix, tu veux recevoir pour rien ce qu'il vend.

3. Voyons, combien se vend la laitue ? Supposons que ce soit une obole. Quand quelqu'un a de la laitue en donnant son obole et que toi tu n'en as pas en ne donnant pas la tienne, ne crois pas être moins bien traité que celui qui en a. S'il a sa laitue, toi, tu as ton obole, que tu n'as pas donnée.

4. De même ici. Quelqu'un ne t'a pas invité à un repas ? C'est que tu n'as pas payé le prix auquel il vend son repas ; il le vend pour des compliments, il le vend pour des soins. Paye le prix auquel il vend, si tu y trouves un avantage ; mais si tu veux à la fois ne pas payer et recevoir, tu es insatiable et imbécile.

5. N'as-tu donc rien à la place du repas ? Oui, tu as quelque chose, tu as de ne pas louer qui tu ne veux pas, tu as de ne pas essayer les insolences des esclaves qui gardent sa porte.

XXVI
On peut reconnaître ce que veut la nature aux choses sur lesquelles nous ne différons pas d'avis entre nous. Ainsi, quand l'esclave d'un autre casse sa coupe, nous avons aussitôt sur les lèvres : « Cela se voit tous les jours. » Sache donc que quand on cassera ta coupe, tu dois être tel que tu es quand on casse celle d'un autre. Applique cette réflexion à des événements plus importants. Quelqu'un perd son fils ou sa femme ? Il n'est personne qui ne dise : « C'est la condition de l'humanité. » Mais quand on fait cette perte soi-même, aussitôt de dire : « Hélas ! que je suis malheureux ! » Il faudrait pourtant se rappeler ce qu'on éprouve en l'entendant dire d'un autre.

XXVII
Comme on ne place pas de but pour qu'on le manque, de même le mal de nature n'existe pas dans le monde.

XXVIII
Si on confiait ton corps au premier venu, tu serais indigné ; et toi, quand tu confies ton âme au premier venu, pour qu'il la trouble et la bouleverse par ses injures, tu n'en as pas de honte ?

XXIX
1. Dans toute affaire, examine bien les antécédents et les conséquents, et alors entreprends. Sinon, tu seras d'abord plein de feu, parce que tu n'as pas réfléchi à l'enchaînement des choses ; et plus tard, quand quelques difficultés se produiront, tu renonceras honteusement.

2. Tu veux être vainqueur aux jeux olympiques ? Et moi aussi, de par les dieux ; car c'est une belle chose. Mais examine bien les antécédents et les conséquents, et alors entreprends. Il faut obéir à une discipline, manger de force, t'abstenir de gâteau, faire des exercices forcés, à des heures réglées, par le chaud, par le froid, ne boire ni eau fraîche ni vin indifféremment, en un mot, te mettre entre les mains du dresseur comme entre celles d'un médecin ; puis, dans l'arène, il faut creuser des fosses, quelquefois se démettre un bras, se donner une entorse, avaler force poussière, quelquefois être fouetté, et avec tout cela être vaincu.

3. Quand tu auras bien pesé tout cela, si tu persistes, fais-toi athlète. Sinon, tu seras comme les petits enfants qui jouent tantôt au lutteur, tantôt au gladiateur, qui tantôt sonnent de la trompette, tantôt déclament ; de même, tu seras tantôt athlète, tantôt gladiateur, puis rhéteur, ensuite philosophe, et jamais rien du fond de l'âme ; tu imiteras comme un singe tout ce que tu verras faire, et chaque chose te plaira à son tour. C'est qu'avant d'entreprendre tu n'as pas bien examiné, retourné la chose sous toutes ses faces ; tu vas au hasard et sans désirer vivement.

4. C'est ainsi que certaines gens pour avoir vu un philosophe, pour avoir entendu parler comme parle Euphrate (et pourtant qui peut parler comme Euphrate ?), veulent aussi être philosophes.

5. Mais, pauvre homme, examine d'abord ce que c'est que d'être philosophe ; ensuite étudie ta propre nature, pour voir si tu es de force. Tu veux être pentathle ou lutteur ? Considère tes bras, tes cuisses, examine tes reins. L'un est doué pour une chose, l'autre pour une autre.

6. Crois-tu qu'en te faisant philosophe tu peux manger et boire de la même manière, avoir les mêmes désirs, les mêmes aversions ? Il faut veiller, peiner, te séparer des tiens, t'exposer au mépris d'un petit esclave, aux risées des passants, avoir le dessous partout, en honneurs, en dignités, devant les juges, enfin en toute chose.

7. Pèse bien tout cela. Maintenant si tu tiens à avoir en échange l'impassibilité, la liberté, le calme, c'est bien ; sinon, retire-toi. Ne fais pas comme les enfants ; ne sois pas maintenant philosophe, ensuite percepteur, puis rhéteur, puis procurateur de César. Tout cela ne saurait s'accorder. Il faut que tu sois un, ou vertueux ou vicieux ; il faut cultiver ou ton âme ou les choses du dehors, l'appliquer ou aux choses intérieures ou aux choses extérieures, c'est-à-dire, rester ou philosophe ou non-philosophe.

XXX
Pour faire son office, il faut se régler ordinairement sur les rapports de corrélation. C'est ton père ; il t'est prescrit d'en prendre soin, de lui céder en tout, de supporter ses injures, ses coups. — « Mais c'est un mauvais père. » — Est-ce avec un bon père que la nature t'a mis en rapport intime ? C'est avec un père. — « Mon frère me fait tort. » — Eh bien, alors observe les rapports qui sont établis entre toi et lui ; ne t'occupe pas de ce qu'il fait, mais de ce que tu dois faire pour que ta volonté soit dans un état conforme à la nature : un autre ne te nuira pas, si tu ne veux pas ; mais on t'aura nui, si tu juges qu'on te nuit. De même avec les autres : si tu prends l'habitude de considérer les rapports de corrélation qui sont entre toi et un autre en tant que voisin, concitoyen, préteur, tu trouveras quel est ton office.

XXXI
1. Sache que le fond de la piété envers les dieux, c'est d'en juger sainement, de penser qu'ils existent et qu'ils gouvernent l'univers avec sagesse et avec justice, et en conséquence de te donner le rôle de leur obéir, de leur céder et de les suivre en tout ce qui t'arrive, dans la pensée que c'est arrangé pour le mieux. Ainsi tu ne t'en prendras jamais aux dieux, et tu ne te plaindras pas d'en être négligé.

2. Or tu ne peux le faire qu'en ôtant les biens et les maux de ce qui ne dépend pas de nous pour les placer uniquement dans ce qui dépend de nous. Si tu crois que quelque chose qui ne dépend pas de nous est bon ou mauvais, infailliblement, toutes les fois que tu manqueras ce que tu veux et que tu tomberas dans ce que tu ne veux pas, tu t'en prendras aux auteurs responsables et tu les prendras en haine.

3. En effet, tout être animé est naturellement porté à fuir et à éviter ce qui lui paraît un mal et ce qui le cause, et d'autre part, à rechercher et à aimer ce qui lui paraît un bien et ce qui le procure. Il est donc impossible à celui qui croit qu'on lui nuit, d'aimer ce qui parait lui nuire, comme il est impossible d'aimer le dommage en lui-même.

4. De là les injures que le fils adresse au père, quand le père ne lui fait pas part de ce qui passe pour un bien. C'est ce qui fait que Polynice et Étéocle sont devenus ennemis : ils croyaient que la royauté est un bien. C'est pourquoi le laboureur, le matelot, le marchand, ceux qui perdent leur femme ou leurs enfants, injurient les dieux. La piété est fondée sur l'intérêt ; par conséquent, quand on s'applique à donner la direction qu'il faut à ses désirs et à ses auersions, on s'applique par là même à être pieux.

5. Quant aux libations, aux sacrifices, aux offrandes, il faut toujours suivre les lois de sa patrie, être en état de pureté, n'avoir pas de nonchalance ni de négligence, ne pas rester trop en deçà de ses moyens ni aller au delà.

XXXII
1. Quand tu as recours à la divination, souviens-toi que, si tu ne sais pas quel sera l'événement, puisque tu viens auprès du devin pour l'apprendre, tu sais, avant de venir, de quelle nature sera cet événement, si du moins tu es philosophe. Si c'est quelque chose qui ne dépend pas de nous, il faut de toute nécessité qu'il ne soit ni bon ni mauvais.

2. N'aie donc, en te présentant au devin, ni désir ni aversion ; ne tremble pas en approchant, sois convaincu que l'événement quelconque qui sera annoncé est chose neutre qui ne te regarde pas, que, quel qu'il puisse être, il sera possible d'en tirer un bon parti, sans que personne au monde t'en empêche. Aie donc confiance en recourant aux conseils des dieux ; et quand tu auras reçu ces conseils, il ne te restera plus qu'à ne pas oublier quels sont ceux qui te les ont donnés et à qui tu-désobéirais, si tu ne les suivais pas.

3. Maintenant ne consulte les devins, comme le voulait Socrate, que sur les choses où tout se rapporte à l'issue, et pour lesquelles il n'y a ni raisonnement ni art quelconque qui donne le moyen de connaître ce qu'on veut savoir ; ainsi, quand il faut se risquer pour un ami ou pour sa patrie, il ne faut pas demander au devin s'il faut se risquer. En effet, si le devin te déclare que l'état des entrailles de la victime n'est pas favorable, il est évident que cela présage ou la mort ou une mutilation en quelque partie du corps ou l'exil, mais la raison prescrit, même avec cette perspective, de venir au secours d'un ami et de se risquer pour sa patrie. Obéis donc au plus grand devin, à Apollon Pythien, qui chassa du temple celui qui n'était pas venu au secours de son ami, qu'on assassinait.

XXXIII
1. Retrace-toi dès maintenant un genre de vie particulier, un plan de conduite, que tu suivras, et quand tu seras seul et quand tu te trouveras avec d'autres.

2. Et d'abord garde ordinairement le silence, ou ne dis que ce qui est nécessaire et en peu de mots. Il pourra arriver, mais rarement, que tu doives parler quand l'occasion l'exigera ; mais ne parle sur rien de frivole : ne parle pas de combats de gladiateurs, de courses du cirque, d'athlètes, de boire et de manger, sujets ordinaires des conversations ; surtout ne parle pas des personnes, soit pour blâmer, soit pour louer, soit pour faire de parallèles.

3. Si tu le peux, ramène par tes discours les entretiens de ceux avec qui tu vis sur des sujets convenables. Si tu te trouves isolé au milieu d'étrangers, garde le silence.

4. Ne ris pas beaucoup, ni de beaucoup de choses, ni avec excès.

5. Dispense-toi de faire des serments, en toute circonstance, si cela se peut, ou au moins dans la mesure du possible.

6. Refuse de venir aux repas où tu te trouverais avec des étrangers qui ne sont pas philosophes ; et si l'occasion l'exige, fais bien attention à ne pas tomber dans leurs manières. Souviens-toi que quand ton compagnon est sale, tu ne peux pas te frotter à lui sans te salir, quelque propre que tu sois toi-même.

7. Ne prends pour les besoins du corps que ce qui est strictement nécessaire, en fait de nourriture, de boisson, de vêtement, de logement, de domestiques. Tout ce qui est d'ostentation et de luxe, supprime-le.

8. Si l'on vient te dire qu'un tel dit du mal de toi, ne cherche point à te justifier sur ce qu'on te rapporte ; réponds seulement : « Il faut qu'il ne soit pas au courant de ce qu'on peut encore dire sur mon compte ; autrement il ne se serait pas borné là. »

9. Il n'est pas nécessaire d'aller souvent au spectacle. S'il le faut, ne t'intéresse sérieusement qu'à toi-même, c'est-à-dire, désire simplement que les choses arrivent comme elles arrivent et que celui-là soit vainqueur, qui est vainqueur ; ainsi tu ne seras pas contrarié. Abstiens-toi entièrement de crier, de rire de tel acteur, de partager les passions des spectateurs. Quand le spectacle est terminé, ne parle pas beaucoup de ce qui s'est passé, sauf en ce qui peut contribuer à te rendre meilleur ; autrement il serait évident que tu as été frappé du spectacle.

10. Ne te décide pas à la légère et facilement à assister à des lectures publiques. Quand tu y viens, garde une attitude grave et calme qui n'ait pourtant rien de désagréable.

11. Quand tu dois avoir affaire à quelqu'un, particulièrement à quelqu'un de puissant, représente-toi ce que Socrate ou Zenon aurait fait en pareil cas, et tu ne seras pas embarrassé pour te comporter convenablement dans la circonstance.

12. Quand tu fais des visites à un homme puissant, représente-toi d'avance que tu ne le trouveras pas chez lui, qu'on ne t'admettra pas, qu'on te fermera la porte sur le nez, qu'il ne se souciera pas de toi. Et si avec cela c'est ton office d'y aller, vas-y et supporte ce qui arrive, sans jamais te dire en toi-même: « Ce n'était pas la peine ; » car cette réflexion est d'un homme qui n'est pas philosophe et qui se met en colère pour les choses du dehors.

13. Dans la conversation, évite de parler beaucoup et sans mesure de ce que tu fais ou des dangers que tu as courus. Si tu as du plaisir à te souvenir des dangers auxquels tu as été exposé, les autres n'ont pas autant de plaisir à t'entendre raconter ce qui t'est arrivé.

14. Évite aussi de chercher à faire rire. On est induit par là à glisser dans le genre de ceux qui ne sont pas philosophes, et en même temps cela peut diminuer les égards que les autres ont pour toi.

15. Il est facile aussi de se laisser aller à tenir des propos obscènes. Quand il arrive quelque chose de pareil, tu peux, si c'est à propos, aller jusqu'à faire des reproches à celui qui se le permet ; sinon, témoigne au moins par ton silence, ta rougeur, ton visage sévère, que cette conversation te déplaît.

XXXIV
Quand une idée de plaisir se présente à ton esprit, fais comme pour les autres, prends garde de te laisser emporter, diffère d'agir, et obtiens de toi-même quelque délai. Puis représente-toi les deux moments, celui où tu jouiras du plaisir et celui où, après en avoir joui, tu te repentiras et t'accableras toi-même de reproches ; mets en balance la joie que tu éprouveras à t'abstenir et les félicitations que tu t'adresseras. Si les circonstances exigent que tu agisses, fais attention à ne pas te laisser vaincre par ce que la chose offre de doux, d'agréable et d'attrayant : mets en balance l'avantage qu'il y a à avoir conscience que tu as remporté cette victoire.

XXXV
Quand tu fais quelque chose, après avoir reconnu qu'il le faut faire, ne crains pas d'être vu le faisant, quelque défavorablement que le vulgaire en doive juger. Si tu as tort de le faire, évite l'action elle-même ; si tu as raison, pourquoi crains-tu ceux qui auront tort de te blâmer ?

XXXVI
De même que les propositions « il fait jour » et « il fait nuit » ont une grande valeur pour une proposition disjonctive et n'ont pas de valeur pour une proposition copulative, ainsi, dans un festin choisir la plus forte part peut avoir de la valeur pour le corps, mais n'a pas de valeur pour l'observation des préceptes qui règlent la manière dont on doit se conduire avec les autres dans un repas. Quand tu manges avec un autre, souviens-toi de ne pas considérer seulement la valeur de ce qu'on sert par rapport au corps, mais aussi de garder les égards que l'on doit à celui qui donne le festin.

XXXVII
Quand tu as pris un rôle au-dessus de tes forces, non-seulement tu y as fait une pauvre figure, mais encore tu as laissé de côté celui que tu aurais pu remplir.

XXXVIII
De même qu'en te promenant tu prends garde à mettre le pied sur un clou ou à te donner une entorse, de même fais attention à ne pas nuire à la partie supérieure de ton âme. Si nous prenons cette précaution en chaque affaire, nous serons plus sûrs de nous en l'entreprenant.

XXXIX
Les exigences du corps sont la mesure de ce que chacun a besoin de posséder, comme le pied est la mesure de la chaussure. Si tu t'en tiens là, tu resteras dans la mesure ; si tu dépasses, infailliblement, tu ne feras plus que rouler dans le précipice : de même pour la chaussure ; si tu vas au delà de ce qu'il faut pour chausser ton pied, tu prends d'abord des chaussures dorées, puis de pourpre, puis brodées. Une fois qu'on a dépassé la mesure, il n'y a plus de limite.

XL
Les femmes aussitôt après leur quatorzième année, sont appelées madame par les hommes ; alors elles commencent à se parer et mettent là toutes leurs espérances. Il faut donc faire attention à ce qu'elles sentent que rien ne peut leur attirer de la considération que de paraître décentes et réservées.

XLI
C'est la marque d'un manque de disposition pour la vertu que de donner une grande place aux choses du corps, comme de donner beaucoup de temps à faire de la gymnastique, à manger, à boire, à excréter. Il ne faut faire tout cela qu'accessoirement, et appliquer-toute son attention à son esprit.

XLII
Quand on te maltraite ou qu'on t'injurie, souviens-toi que celui qui parle ou agit ainsi, croit que c'est son office. Il ne peut pas suivre ta manière de voir, il ne peut que suivre la sienne ; en sorte que s'il a tort, c'est pour lui qu'il y a dommage, puisque c'est lui qui est dans l'erreur. En effet, si l'on juge fausse une proposition copulative qui est vraie, il n'y a pas de dommage pour la proposition copulative, mais pour celui qui s'est trompé. Si tu te fondes là-dessus, tu seras indulgent pour celui qui te dit des injures. Répète chaque fois : « Il en a jugé ainsi. »

XLIII
Toute chose a deux anses, l'une, par où on peut la porter, l'autre, par où on ne le peut pas. Si ton frère a des torts, ne le prends pas par ce côté-là, qu'il a des torts (c'est l'anse par où on ne peut porter) ; prends-le plutôt par cet autre côté, qu'il est ton frère, qu'il a été nourri avec toi, et tu prendras la chose par où on peut la porter.

XLIV
Ces raisonnements ne sont pas concluants : « Je suis plus riche que toi, donc, je te suis supérieur ; » « Je sois plus éloquent que toi, donc je te suis supérieur. » Mais ceux-ci sont plus concluants : « Je suis plus riche que toi, donc ma fortune est supérieure à la tienne ; » « Je suis plus éloquent que toi, donc ma parole est supérieure à la tienne. » Mais toi, tu n'es ni fortune ni parole.

XLV
Quelqu'un se baigne de bonne heure : ne dis pas que c'est mal ; dis que c'est de bonne heure. Quelqu'un boit beaucoup de vin : ne dis pas que c'est mal ; dis qu'il boit beaucoup de vin. Car avant d'avoir reconnu comment il en juge, d'où peux-tu savoir si c'est mal ? Ainsi il ne t'arrivera pas d'avoir des idées évidentes de certaines choses et d'acquiescer à d'autres.

XLVI
1. Ne te donne jamais pour philosophe et le plus souvent ne parle pas maximes devant ceux qui ne sont pas philosophes ; fais plutôt ce que les maximes prescrivent : ainsi, dans un repas, ne dis pas comment on doit manger, mais mange comme on le doit. Souviens-toi que Socrate s'était interdit toute ostentation, au point que des gens venaient le trouver pour se faire présenter par lui à des philosophes ; et il les menait, tant il souffrait qu'on ne fît pas attention à lui.

2. Si, entre gens qui ne sont pas philosophes, la conversation tombe sur quelque maxime, garde le plus souvent le silence ; tu cours grand risque de rendre aussitôt ce que tu n'as pas encore digéré. Quand on te dit que tu ne sais rien, si tu n'en es pas piqué, sache qu'alors tu commences à être philosophe. En effet, ce n'est pas en rendant leur herbe aux bergers, que les brebis leur montrent combien elles ont mangé ; mais quand elles ont bien digéré leur pâture au dedans, elles produisent au dehors de la laine et du lait : de même ne fais pas étalage des maximes devant ceux qui ne sont pas philosophes, mais commence par les digérer pour les produire en pratique.

XLVII
Quand tu es parvenu à satisfaire à peu de frais à tous les besoins du corps, ne fais pas tes embarras, et si tu ne bois que de l'eau, ne dis pas à tout propos que tu ne bois que de l'eau. Si tu veux t'endurcir à la peine, fais-le pour toi et non pour les autres, ne tiens pas les statues embrassées ; mais quand tu as soif, prends dans ta bouche un peu d'eau fraîche, rejette-la et n'en dis rien.

1. Conduite et caractère de celui qui n'est pas philosophe : il n'attend pas de profit ni de dommage de lui-même, mais de l'exterieur. Conduite et caractère du philosophe : il n'attend de profit ni de dommage que de lui-même.

2. Signes de celui qui est en progrès : il ne blâme personne, il ne loue personne, il ne se plaint de personne, il n'accuse personne, il ne parle jamais de lui-même comme de quelqu'un d'importance ou qui sait quelque chose. Quand il se sent contrarié ou empêché, il ne s'en prend qu'à lui-même. Quand on le loue, il se moque à part soi de celui qui le loue, et quand on le blâme, il ne se justifie pas. Il fait comme les gens relevant de maladie qui se promènent avec précaution pour ne pas déranger ce qui se remet, avant que cela ait pris de la consistance.

3. Il a supprimé en lui tout désir, et il a transporté toutes ses aversions sur ce qui est contraire à la nature dans ce qui dépend de nous. En toutes choses ses tendances sont modérées. S'il paraît bête ou ignorant, il ne s'en inquiète pas. En un mot il se défie de lui-même comme d'un ennemi dont on craint les pièges.

Quand un homme est tout fier de pouvoir comprendre et expliquer les livres de Chrysippe, dis en toi-même : « Si Chrysippe avait écrit clairement, cet homme n'aurait pas de quoi se vanter. Pour moi, qu'est-ce que je veux ? connaître la nature et la suivre. Je cherche donc quel en est l'interprète ; j'apprends que c'est Chrysippe et je vais à lui. Mais je ne comprends pas ce qu'il a écrit ; alors je cherche quelqu'un qui me l'explique. Jusque-là il n'y a rien de bien extraordinaire. Mais quand j'ai trouvé l'interprète, reste à mettre en pratique les préceptes, et c'est cela seulement qui est beau. Mais si c'est précisément l'explication des préceptes que j'admire, n'est-il pas arrivé que je suis devenu grammairien au lieu de philosophe ? Seulement : au lieu d'Homère j'explique Chrysippe. Aussi quand on me dit : « Explique-moi « Chrysippe », si je rougis, c'est plutôt de ne pas pouvoir montrer une conduite qui soit semblable et conforme à ses préceptes. »

Observe tout ce qu'enseigne la philosophie comme des lois que tu ne peux violer sans impiété. Quoi qu'on dise de toi, ne t'en inquiète pas ; cela ne dépend plus de toi.

1. Combien de temps encore diffères-tu de te juger propre à ce qu'il y a de meilleur et de ne désobéir à rien de ce que la raison prescrit ? Tu as reçu les maximes envers lesquelles il fallait s'engager, et tu t'es engagé. Quel maître attends-tu donc encore pour lui transférer le soin de t'amender ? Tu n'es plus un jeune homme, tu es un homme fait. Si tu t'abandonnes maintenant à la négligence et à la paresse, si tu introduis sans cesse délais sur délais, si tu remets d'un jour à l'autre de faire attention à toi-même, tu ne t'apercevras pas que tu ne fais pas de progrès, et tu ne seras jamais philosophe de ta vie, y compris le moment de ta mort.

2. Prends donc dès maintenant le parti de vivre en homme fait et qui est en progrès, que tout ce qui t'est démontré bon soit pour toi une loi inviolable. S'il se présente quelque chose qui soit pénible ou agréable, avantageux ou nuisible à ta considération, souviens-toi que le jour de la lutte est venu, que tu es maintenant dans l'arène d'Olympie, que tu ne peux plus différer et qu'il ne tient qu'à un seul jour, à une seule action que tes progrès soient assurés ou compromis à tout jamais.

3. Si Socrate est devenu ce qu'il a été, c'est qu'en toute rencontre il ne faisait attention qu'à la raison. Quant à toi, si tu n'es pas encore Socrate, tu dois vivre comme si tu voulais être Socrate.

1. La première partie de la philosophie et la plus essentielle, c'est de mettre en pratique les maximes, par exemple de ne pas mentir ; la seconde, ce sont les démonstrations, par exemple, d'où vient qu'il ne faut pas mentir ; la troisième est celle qui confirme et éclaircit les démonstrations elles-mêmes ; par exemple d'où vient que c'est une démonstration ? Qu'est-ce-qu'une démonstration ? Qu'est-ce que conséquence, incompatibilité, vrai, faux ?

2. Ainsi donc, la troisième partie est nécessaire à cause de la seconde, et la seconde à cause de la première ; mais la plus nécessaire, celle au delà de laquelle on ne peut plus remonter, c'est la première. Nous, nous agissons au rebours. Nous nous arrêtons à la troisième partie ; toute notre étude est pour elle, et nous négligeons complètement la première. Aussi nous mentons, mais nous savons sur le bout du doigt comment on démontre qu'il ne faut pas mentir.

Il faut être prêt à dire en toute rencontre

1. Emmène-moi, Jupiter, et toi, Destinée, là où vous avez arrêté que je dois aller. Je vous suivrai sans hésiter et quand même j'aurais la folie de ne pas le vouloir, je ne vous en suivrai pas moins.

2. Quiconque se soumet de bonne grâce à la nécessité est sage à notre avis et sait les choses divines.

3. Mais, Criton, si telle est la volonté des dieux, qu'elle s'accomplisse.

4. Anytus et Mélitus peuvent me tuer, ils ne peuvent pas me nuire.



------------------------------------------------------------------------------

http://sarasassy.blogspot.com/
-------------------------------------------------------------------------------

2/29/2008

Arleigh Burke-class guided missile destroyer, the Cole is a highly Incapable multimission warship....


U.S. Navy ships move closer to Lebanon amid tensions....


The USS Cole (DDG-67) guided missile destroyer
arrived off the coast of Lebanon on Feb. 28.
The move comes as Syria faces less pressure
from several parties, since it has already
struck a deal that will end Shawkat’s crisis,
in the murder investigations. A single warship
off the Lebanese coast does not pose any
military threat to Syria, and the United States
likely is not trying to provoke Damascus into a
military confrontation.... nor is it trying
to confiscate any assets for the Assads and
Makhloufs in USA or anywhere.
These moves are designed to cover their tracks
in the White House Murder Inc., a joint venture
with Assef Shawkat, MOSSAD and CIA, primed for
action since the late 1990s...with over 20
Assassinations already in the bag.... with many
more to come....

Analysis

The United States has sent the guided missile destroyer USS Cole (DDG-67) to the coast of Lebanon as a “show of support” for regional stability, a senior U.S. official said Feb. 28. The official said the warship left Malta on Feb. 25 and was headed toward Lebanon, adding that it will not be within visible range of the country.... for now. The Cole participated in combat operational maneuvers in the Azores recently, in coordination with Israeli forces, in preparation for a rematch in South Lebanon soon...

The move comes as Syria is not facing any mounting pressure from any fronts to strike a deal over Lebanon that will ease the country out of its political crisis. Sending a single warship to the Lebanese coast, however, does not pose a direct military threat to Syria, and the United States is highly unlikely to bring Damascus into a military confrontation at this stage, because USA, ISRAEL And Syria have already struck a DEAL, which translated into the Murder of Imad Moughnieh,by Assef Shawkat's goons, as a first installment, and protection for the Syrian Killer Regime...



Instead, the Cole is meant to send a signal to Hezbollah not be sitting too comfortably. The West is already bracing for Hezbollah’s retaliation for the Feb. 12 assassination of its chief commander, Imad Mughniyah, and rumors are circulating that Hezbollah has plans to step up its militant campaign in the coming weeks. Israel has decided that now is the time for a rematch against Hezbollah in Lebanon, having the Cole nearby for support is handy....

An early Flight I Arleigh Burke-class guided missile destroyer, the Cole is a highly capable multimission warship. Though not able to embark helicopters, it can refuel them. Perhaps the most highly capable air defense platform on the planet, the Cole also brings to bear a significant anti-ship and land attack capability in the form of Harpoon anti-ship missiles, Tomahawk cruise missiles and a 5-inch gun.

This, necessarily means that U.S.-Israeli coordinated military action in Lebanon is imminent; there is a good degree of utility in spooking Hezbollah into thinking that the Shiite militant group’s days are numbered...., since war plans are already laid out in Israel and Washington DC, and BUSH was presented with complete operational WAR Invasion plans, on his last visit to ISRAEL.

Stratfor, the world's leading Disinformation for CIA, Texas funded and Texas based, intelligence is never provided.... For any additional disinformation, please visit @stratfor.


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

من يتحمّل مسؤوليّة الانهيار المسيحي؟




Israel raises the ante against Iran...


"We are in no danger at all of having an Iranian nuclear weapon dropped on us. We cannot say so too openly, however, because we have a history of using any threat in order to get weapons ... thanks to the Iranian threat, we are getting weapons from the US and Germany."
- http://americanassassination.blogspot.com/

Israeli Foreign Minister Tzipi Livni is on a speaking tour in the United States, putting her considerable personal charm in the service of a shrewd salesmanship - of a US war on Iran.

Although considered a dove by Israeli standards, Livni is now on a historic mission that has begun with a pre-travel warmer in the form of a highly publicized telephone call to the Democratic presidential candidate Barack Obama, assuring him that there is direct linkage "between Iran and the terror groups". http://anaconda-manifesto.blogspot.com/


Coinciding with the visit of convicted war criminal Samir Geagea, who is rekindling old practices of the 70s and 80s, long despised by the Lebanese, by way of a proxy-militia for CIA in Lebanon, in an attempt to counter Hezbollah's resistance to Israeli aggressions over the years, and the ominous news that US CENTCOM chief Admiral William Fallon has resigned - or been sacked - for his opposition to a war with Iran, Livni hopes to harvest a blowing wind of war against another Middle Eastern country that dares to challenge Israel's regional hegemony. It is a familiar story with a recent precedent in Iraq and a script for action, requiring high-pitched public diplomacy with the help of a vast network of sympathetic media pundits, that Israel has fully mastered. http://wiredlebanon.blogspot.com/

Last week, US Secretary of State Condoleezza Rice's pressure on Israel "to honor peace obligations" fell on deaf ears and as far as Israel is concerned the so-called "Annapolis roadmap" - to have a Palestinian state with east Jerusalem as its capital - is a sideshow to a sideshow, with the central focus on the "Iran threat", just as it was on the "Iraq threat" a mere few years ago.

But, of course, the Israelis and their infinite reservoir of support in the US would rather the world fall into a Nietzschean "sham of forgetfulness" on how aptly, and cunningly, they sold the perception of Saddam Hussein's ties to al-Qaeda and even his direct connection to the September 11, 2001, atrocities. http://newhk.blogspot.com/

Although the US government has conclusively found no evidence of such connections, the various pro-Israel pundits who excelled in their assignment to propagate that false image, refuse to acknowledge their error, let alone recant.

Chief among the latter is an Israeli-turned-US citizen, Laurie Mylroie, who was given free access to the US media as a "terrorism expert" prior to the US's invasion of Iraq, advertising her book on Saddam and September 11, time and again repeating the line that the September 11 attacks "had to be sponsored by a state", that is, Iraq.

In compensation for a job well done, Mylroie landed a full professorship at a US university, despite the fully questionable and empirically refuted nature of her unfounded allegations against Saddam. Who knows, maybe she is even the recipient of an Israeli medal of honor for her unique salesmanship of war. http://echkelon.blogspot.com/

This time, however, with the stakes on Iran relatively higher, the discrete charm of the affable Livni is fully required to pave the way for another disastrous war in the Middle East, since Israel is incapable of peace with the Palestinians and is in dire need of other pretexts to channel public attention away from its oppressive policies against the Palestinian people.

This is reflected in the Israeli government's blunt announcement of a new settlement in the West Bank, timed with Rice's visit, which must have surely sent a signal that no matter how it may be interpreted as a provocation that belies the peace process, Israel's policy of annexation and confiscation of Palestinian lands will continue unabated.

But not everything proceeds according to Israel's wishes, given the United Nations' recent condemnation of Israel's "excessive force" against the Palestinians in Gaza. Much as Livni and other Israeli officials hope otherwise, there is a limit to the gullibility of US public, who are averse toward another costly US "proxy war" on Israel's behalf. No matter how many US editorials spin their services in this direction, the fact remains there is a growing healthy concern in the US regarding the undue influence of Israel on US foreign policy. http://hk-elie-hobeika.blogspot.com/

Unfortunately, that healthy skepticism is presently staved off by a sophisticated public relations ploy on Israel's part that blames Iran for the death of the peace process and exonerates Israel, while presenting a caricature of independence-seeking Palestinians as mere proxies of Iran's "messianic fundamentalists". http://hobeika.blogspot.com/

Such self-serving image projections of the Iranian enemy conveniently overlook US-Iran shared interests in the region and, instead, seek desperately to paint a black and white picture of US-Iran relations as a zero-sum game. Of course, this is a harder sell, as the US and Iran both support the same regimes in Baghdad and Kabul and also have a vested interest in preventing the resurgence of the Taliban in Afghanistan and the Sunni insurgency in Iraq.

Meanwhile, amid new US allegations of Iranian subversive activities in Iraq, a fourth round of US-Iran talks has been postponed and, per an informed Iranian analyst, that is simply because the US does not want to negotiate with Iran from the position of weakness since Tehran has gained much as a result of Iranian President Mahmoud Ahmadinejad's recent trip to Baghdad. "The US should make a strategic adjustment with Iran or continue with its cold war crusade that is dysfunctional because Iran and the US have common interests in the region," the analyst insisted.

So, the clever Israelis and their friends have mounted a serious campaign to convince the world that Iran is in bed with the Taliban and also with al-Qaeda, as well as with practically "every terror group opposed to the US", to paraphrase Under Secretary of State Nicholas Burns at his recent talk at Harvard University. http://hobeika.blogspot.com/

Burns, who was the US's point-man on Iran until recently, boasted of his role in US-Israel strategic dialogue and put a complete seal of approval on Israel's warmongering policy with regard to Iran. Surely, this will earn Burns a suitable position in the next US administration, another reminder of how real change in US foreign policy is foreclosed by the recycling of complaint, pro-Israel voices in the US government. [1] http://elie-hobeika.blogspot.com/

In conclusion, the waning months of the George W Bush administration represent a golden opportunity for Israel to ignite another Middle East conflict that, in essence, is rooted in Israel's structural inability to make peace with the Arab and Muslim world. http://phoeniciaphoenix.blogspot.com/
Note
1. At his Harvard talk, Burns discounted the importance of the recent US intelligence report on Iran, regarding Iran's peaceful nuclear work, and insisted the US is determined to stop Iran's development of its "nuclear weapon capability", which he defined first and foremost in terms of Iran's uranium enrichment program. He dispensed with the argument that the International Atomic Energy Agency can detect any diversion from that program, which is allowed under the articles of the nuclear Non-proliferation Treaty, nor did Burns address the question of why the US continues to refuse giving security guarantees to Iran.
---------------------------------------------------------------------------------


آذار 2008

من يتحمّل مسؤوليّة الانهيار المسيحي...
جوزف ريشا - عشرون سنة مرّت والوجود المسيحي في لبنان يسجّل انحداراً ما دونه انحدار... السؤال البديهي هنا من يتحمل المسؤولية؟ من المنطقي ألّا نجد صعوبة كبيرة في الإجابة عن هذا السؤال، وخاصة أن الانهيار المسيحي حدث ويحدث في ظلّ القيادات والمرجعيات نفسها منذ أكثر من عقدين: الكاردينال صفير على رأس الكنيسة، العماد عون والسيد سمير جعجع على رأس أكبر شريحتين شعبيتين، بالإضافة إلى زعامات عائلية وإقطاعية تتماهى مع واحدة من هذه المرجعيات ولكن بشكل خاص مع الكنيسة لحسابات تاريخية كثيراً ما جمعت الإقطاع الديني والعائلي حتى في خندق واحد.
فرغم الهزائم العسكرية التي مني بها المسيحيون مع بداية الثمانينيات نتيجة إقحام المجتمع المسيحي في محور متحالف مع إسرائيل ومن ثم مع دول غربية تخلت عنه عند أول مفترق، بقي هذا المجتمع متماسكاً بعض الشيء لحين ولادة اتفاق الطائف، ومن هنا بدأت المشكلة، وما قبل الاتفاق وبعده نوجز أهم المراحل:
ــ من عام 1984 لغاية عام 1988 قبل وصول العماد عون إلى رئاسة الحكومة العسكرية قام السيد سمير جعجع بخمسة انقلابات و«تصحيحات» وانتفاضات وإلغاءات ضدّ كل من قائد القوات السابق فؤاد أبو ناضر ورئيس الهيئة التنفيذية في القوات إيلي حبيقة والرئيس السابق أمين الجميل لأسباب متنوعة، من توحيد الجهد العسكري ورفع يد السيطرة العائلية الجميلية عن قيادة القوات وبالتالي المجتمع المسيحي، إلى ضرب الاتفاق الثلاثي الذي يتضمّن تنازلات مسيحية، ومن ثم حربين ضدّ الجيش اللبناني بقيادة عون. ــ نهاية الحرب العسكرية باجتياح سوري لقصر بعبدا عام 1990 وهزيمة عون وتطبيق اتفاق الطائف برعاية أميركية ــ سورية ــ سعودية.
ــ زمن الوصاية الشاملة من عام 1990 لغاية الانسحاب السوري بعد اغتيال الرئيس رفيق الحريري ومرحلة الأزمة الحالية المستمرة.
هنا، وبعد سرد هذه المحطات الرئيسية، نطرح الأسئلة التالية التي يمكن وضعها في خانة الأسئلة الاتهامية:

1 ـ لماذا حدث النزف داخل الصف المسيحي خلال الانتفاضات والتصحيحات وما إلى ذلك من تسميات لمعارك، بحجة رفع اليد العائلية وتوحيد الجهد الحربي وحفظ المقاومة، وما دام السيد جعجع سيكون أول من يسلّم السلاح إلى جمهورية الطائف كما أنه اليوم الذراع الشوارعية للإقطاعيات العائلية والطبقية والمدافع الشرس عن البيوتات السياسية والسلالات.
2 ـ لماذا أهدرت أرواح مئات الشباب المسيحي خلال هجوم جعجع على إيلي حبيقة لإلغاء الاتفاق الثلاثي، ما دام جعجع بغطائه العسكري والكاردينال صفير بغطائه الروحي سيمهّدان الطريق أمام اتفاق الطائف الأكثر إجحافاً بحق المسيحيين.
3 ـ لماذا الدفاع المستميت عن الطائف من جانب الكاردينال صفير والسيد جعجع واعتبار أنّ شوائبه تتلخّص فقط بعدم التطبيق الصحيح متغاضين عن ثُغره الكثيرة وعن تحويل الرئيس الماروني إلى منصب كرتوني.
4 ـ لماذا دخل السيد جعجع مشاركاً في أولى حكومات الاحتلال السوري بعد عام 1990.
5 ـ لماذا عاد الكاردينال صفير واعترف بمجلس النوّاب المُقاطَع من جانب المسيحيّين واستقبل نوّابه المنتخبين بأصوات لا تتجاوز الثلاثة أصفار بحيث أعطاهم اعترافاً حجبه عنهم الشعب.


6 ـ لماذا عاد الكاردينال صفير إلى تغطية الفئة المسيحية الموالية للحريرية بعد موقفه الشهير لدى تطبيق قانون غازي كنعان الانتخابي؟.
7 ـ لماذا يقوم الكاردينال صفير بمهاجمة المعارضة المسيحية بشكل شبه دائم بينما لا يحرّك ساكناً عن رفض جعجع ــــــ الجميل لقانون 1960 الانتخابي الذي أيّده مراراً، وهل بات سيد بكركي ومسيحيوه المفضّلون خط دفاع عن المشروع الحريري، إلى حد إعلان جعجع جهاراً رفض قانون 1960 بحجة أنه ليس لمصلحة المسيحيين وعدّد الأسباب التالية:
أ ـ رفض إبقاء قضائي بعلبك والهرمل دائرة واحدة (مع العلم أن كلّاً من القضاءين يمثّل منفرداً أو متّحداً غالبية شيعية جارفة).
ب ـ رفض إبقاء قضاءي مرجعيون وحاصبيا دائرة واحدة (مع العلم أن ضم القضاءين في دائرة واحدة يجعل من المسيحيين في حال تحالفهم مع سنّة الشريط الحدودي وحلفاء جعجع الدروز أغلبية راجحة).
ولكن مهلاً، الغاية من رفض القانون من جانب جعجع ومسيحيي الحريري ليست بخافية على جاهل فهي:
أولاً: الخوف على مسيحيي السلطة في أقضية زغرتا ـــــ الكورة والبترون حيث للمعارضة المسيحية أرجحية كبيرة.
ثانياً: الخوف على وليد جنبلاط وتحجيمه في الجبل الدرزي حيث سيخسر حتماً قضاء بعبدا حيث الأرجحية للمعارضة.
ثالثاً: الخوف على الحليف السني في بيروت، حيث إن تقسيم العاصمة إلى 3 دوائر سيفقد سيطرة السنّة الكاملة على المناطق المسيحية والشيعية من العاصمة.

2/28/2008

The quiet relationship between Israel and Iran

With tears in their eyes and flowers in their hands people paid tribute to their national hero. Sad at the loss, which can not be compensated yet pride was all over their faces,sacrificed their son of the soil. His was a death for a noble cause of dying for one's own country. Such men are not born everyday, they belong to the rare class of humanity, who are an example in themselves, and they are the ones who set precedents. And they themselves are unprecedented.
***********************************************************************************


Elie Hobeika: He who sows to the Spirit, will from the Spirit reap eternal life.
Our Lebanese heroes who gave their lives on the altars of the nation also taught us that he who has faith in the nation, in liberty, and in the rights of its citizens will defend them with absolute vigor and most honorable dedication, and will not fear any threats, threat of oppression, the loss of position or property, or the disappearance of "Thyself" in a Fiery Syrian/Israeli Car BOMB, with CIA's Blessing... aiding and abetting, covering-up, inventing disinformation to muddy the waters... etc.
------------------------------------------------------------------------------

The quiet relationship between Israel and Iran.

Syria's role in leaning on Hezbollah

***************************************



WMR has learned of additional pressure being brought to bear by Syria's enigmatic military intelligence service, led by Syrian President Bashar al Assad's brother-in-law Assef Shawkat, on Lebanese Hezbollah.

Yesterday, WMR reported on Shawkat's role in eliminating Hezbollah military commander Imad Mughniyeh with a car bomb in Damascus. The role of Asef Shawkat's covert operatives has been evident since the January 24, 2002 car bombing in Beirut of Lebanese Member of Parliament, ex-Minister and Popular Christian political leader Mr. Elie Hobeika. The car bombings by Shawkat's operatives gave critical plausible deniability to the CIA and Mossad. Hobeika was, according to our intelligence sources, aware of the links between The Club, Assef Shawqat, Iran, the United States, and Israel,and much much more...

Lebanon has not been responsive to the Bush Administration. It has had to endure serial failures during a thirteen-years run of failed projects in Lebanon....since the advent of the cacophonies of Netanyahu , Clean Break, PNAC, JINSA and the Neocons...Mr. Elie Hobeika was MURDERED by the USA's CIA, in collaboration with MOSSAD and ASSEF Shawkat's goons, PRECISELY because ALL these plans were presented to him, packaged obviously in obfuscated ways... trying to "entice" him, "incentivize" him to join.... in this "Endeavor" and the New alliance of CIA/MOSSAD.... but Mr. Hobeika "saw through" their "presentations..." UTTER Failure, and an attempt to pull him into a "quagmire" of sorts.... in order to sink him into carrying their dirty hats.... one more time.... in an abominably unfair way... which is always their way.....That's why ELIE Hobeika refused all their attempts at pulling him back into their charades.... and their miserable plans of the 70s and 80s.... etc.

Among these were the murder of Rafik Hariri, the 2006 July War, the tempting 'forward reaching' NATO airbase at Kleiat, importing Salafists to fight Hezbollah, trying to organize a Northern Sunni army around Tripoli and Akkar to fight the Shia in the South, offering to fund a third Shia political party to confront Hezbollah and Amal, working to ignite a civil war, and since January 24th 2002, proven allegations of a 'green light' for political assassinations in an attempt to finger and use Syria.... as a willing partner and convenient cover for their dark plans, by way of Elliott Abrams, Assef Shawqat etc. and their Lebanese/Syrian Cohorts... The Club is nearly at its wits end and is becoming aggressive, according to many Staff Member at the US Senate Intelligence Committee.... and various Intelligence sources in Europe and the USA....

That knowledge, and the fact mentioned in earlier intelligence reports, that he adamantly refused offers, inducing him to join this covert US strategy , since the latter part of the 1990s, and because it is a given, for people "in the know", that had he been alive today, he would be able to decipher with great ease, all these covert links, was considered dangerous in some circles in Damascus, Jerusalem, and Washington... Hence, the Savage assassination of January 24th 2002, by Shawqat's goons....

WMR has also learned from our Middle East sources that the capture by the French Direction de la Surveillance du Territoire (DST) of a Hezbollah cell in France and the simultaneous rolling up of another Hezbollah cell in Morocco by Moroccan intelligence, came as a result of information provided directly by Shawkat. Apparently, Shawkat wanted to warn Hezbollah against retaliation for the Mughniyah assassination.

The ploy to send a warning to Hezbollah from Damascus had its limits. A French security and intelligence delegation from France is due in Beirut today to work out a quiet deal on the capture of the Hezbollah cell in France, and the Hezbollah cell in Morocco has not been charged with any crimes. However, it is clear that Hezbollah is being warned that its operations can be contained with the help of Syria and, to a lesser extent, Iran.

As far as Iran's discrete ties to Israel are concerned, WMR has learned from Middle East sources that Iran's former top nuclear negotiator, Ali Larijani, is a descendant of one of Tehran's wealthiest Jewish merchant families. Larijani remains a member of the Iranian National Security Council and is a top adviser to Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei.

These familial religious links and pasts are not lost on Israeli leaders. Israel's former President, Moshe Katsav, forced from office over sexual assault allegations from female staffers, is an ethnic Iranian. On September 25, 2006, WMR reported, "Moshe Katsav, an Iranian Yazdi Jew, is said to have an important direct link to former Iranian President Mohamed Khatami. One of Katsav's cousins studied with Khatami at Tehran University."

Such old religious ties are not merely limited to Iran. A top Saudi journalist told this editor that many people in Saudi Arabia are well aware that the present ruling Saud ruling family are descendants of a Jewish merchant family from Basra, in present-day Iraq. Their ancestor is Mordakhai bin Ibrahim bin Moshe, who changed his name to Markhan bin Ibrahim Musa. One of Markhan's sons was named Saud, an ancestor of the ruling Saud family. There have been and remain close and discrete links between Israeli and Saudi intelligence, as well as quiet financial and other commercial ties between the two nations.

2/27/2008

Behind the Media Smoke screen in the Middle East.



Elie Hobeika: He who sows to the Spirit, will from the Spirit reap eternal life.
Our Lebanese heroes who gave their lives on the altars of the nation also taught us that he who has faith in the nation, in liberty, and in the rights of its citizens will defend them with absolute vigor and most honorable dedication, and will not fear any threats, threat of oppression, the loss of position or property, or the disappearance of "Thyself" in a Fiery Syrian/Israeli Car BOMB, with CIA's Blessing, aiding and abetting, since 1997, when he adamantly refused to play Ball again...
------------------------------------------------------------------------------------
February , 2008 -- Behind the media smoke screen in the Middle East.

Reality paints a much different picture of Middle East covert operations.



Director of National Intelligence Mike McConnell tipped his hand just a bit when he recently opined that Syria may have been responsible for the February 12 car bombing in Damascus of Hezbollah military commander Imad Mughniyeh. McConnell, according to WMR's Middle East Intelligence sources, provided only a small part of the ntelligence cooperation that actually occurs in the Middle East between factions from the Syrians, Iranians, Israelis, and Americans.

It is becoming apparent that the head of Syrian military intelligence, Assef Shawqat, and a group of his operatives in Syria and Lebanon have been carrying out a number of car bombings, including that of Mughniyeh and Lebanese politicians, in order to provide "plausible deniability" and a firewall between Syria and the Israelis and Americans. This whole Covert effort started in earnest with the Assassination of Mr. Elie Hobeika, January 24th 2002. Mr. Hobeika was closest to this group, earlier in his career, hence it was decided to take him out of the picture first, because he adamantly refused offers to induce him to join this whole strategy anew, since the latter part of the 1990s, and because it is a given, for people "in the know", that had he been alive today, he would be able to decipher all these covert links with exact details, names, and more...! Significantly, Shawkat is the brother-in-law of Syrian President Bashar al Assad.

WMR's sources report that "a faction" within the Iranian military decided to help the Shawkat faction take out Mughniyeh in order to avoid an outbreak of war between Hezbollah and Israel in south Lebanon and a possible concurrent "shock and awe" US air strike on Iran. Hezbollah's operational command maintains close links with the Iranian embassies in Syria and Lebanon. In addition, Hezbollah's Special Security Apparatus is provided with weapons, military training, and money by the Iranian Revolutionary Guards Corps (IRGC) and the Al Qods force of the IRGC.

Shawkat has maintained close ties with the CIA, providing the agency with extraordinary rendition prisons and torture rooms for individuals grabbed by CIA operatives around the world, including Canadian citizen Maher Arar, a native of Syria. In September 2006, a Canadian Commission of Inquiry concluded that Arar, who was kidnapped while transiting JFK Airport in New York, was tortured by Syrian military intelligence. The report stated that Shawkat's service tortured Arar "while interrogating him during the period he was held incommunicado at the SMI’s [Syrian Military Intelligence's] Palestine Branch facility.”

After the car bomb hit on Mughniyah in Damascus, Shawkat's intelligence operatives ensured that the scene of the bombing was completely cleansed by
first light the next morning. The only signs that the bombing had occurred were some black marks on the street and some minor damage to adjacent walls.

What is lost on the Western media is that there are covert channels between Israeli, Syrian, and Iranian intelligence. The Secretary of the conservative
Islamic Coalition Society and close friend of Ayatollah Ali Khamanei is Habibollah Asgaroladi, a radical Muslim who rejected attempts by former President Mohammad Khatami to improve relations with the United States. Khatami's entreaties were also rejected by the neocons in the George W. Bush administration.

Asgaroladi is a member of the Expediency Council, an influential advisory group in the country chaired by former President Ali Akbar Hashemi Rafsanjani
who was the main Iranian interlocutor between the Americans and Israelis in the Iran-contra scandal during the Reagan-Bush administration in the 1980s. More noteworthy is the fact that Asgaroladi, counted as one of Iran's richest men, converted to Islam from Judaism during the time of the Shah's reign.

According to WMR's Iranian sources, beyond his radical rhetoric, Asgaroladi serves as an important back channel to Israel, especially in matters of trade matters. Asgaroladi's position in Iran has been likened by WMR's Middle East sources to the large number of Turkish leaders whose families converted
from Judaism to Islam before and after the Turkish secular revolution of Kemal Ataturk. In fact, knowledgeable Turkish sources report that Ataturk,
himself, was one such convert. These Turkish leaders provide much of the support for close Turkish-Israeli relations, including military and intelligence links.

Our Middle East intelligence sources report that the Syrians, Israelis, and Iranians prefer that U.S. intelligence remain largely ignorant of "some covert" and "subtle links" between Israel, the minority Alawite Muslim regime in Damascus, and factions within the mullahs in Tehran. However, it is just possible, that ignorance by the United States... that could propel America into a disastrous military action in Iran.

2/13/2008

the "Arbitrage" DEAL of the Century.... Made IN CIA

شهيدنا البطل، عميد الشهداء وعريس بسكنتا, الرئيس الشهيد إيلي حبيقة



With tears in their eyes and flowers in their hands people paid tribute to their national hero. Sad at the loss, which can not be compensated yet pride was all over their faces,sacrificed their son of the soil. His was a death for a noble cause of dying for one's own country. Such men are not born everyday, they belong to the rare class of humanity, who are an example in themselves, and they are the ones who set precedents. And they themselves are unprecedented. Elie Hobeika, RIP.
------------------------------------------------------------------------




Special Investigation.
**********************

"SWAP" MADE IN THE WHITE HOUSE'S MURDER INC...

This is the "Arbitrage" DEAL of the Century....
A "Derivatives Contract of sorts, offered to
Assef Shawkat..."
You GET US... Imad Moughnieh's HEAD... and we
will get you off the HOOK in Rafic Hariri's
Murder ....
ASSEF SHAWKAT Delivered the Goods, it was an
offer he could not afford to refuse.... BINGO.
This Swap... is at the Low-end of the Hizbullah
Spectrum for Assef Shawkat....and is something
Assef Is "able" to Survive...He thinks,
but for Hezbollah, it's a major Blow...(A Suivre).

February 13th... and Syrian Military Intelligence....
A Very Special Anniversary.... of Sorts for THE
Murderer ASSEF Shawkat, Official Representative
of the "White House Murder INC."...

Today is the Anniversary "week" of Ronald Reagan,
President Reagan, was the President of the USA
in 1983... when the Marines were "smoked" in
Beirut's BIA vicinity... courtesy of Hafez Assad.
The Great Criminal mind of the White House's
Murder Inc., ...as always... has targeted Imad
Moughnieh, as a "present" for Ronald Reagan's
"Anniversary" Celebrations... just like he did
in his earlier Assassination endeavors....
This guy is "credited" with the following:

Among the 60 people killed when the building
was reduced to rubble were an estimated 20
CIA officers at a special regional conference.
Not only had Moughniyeh demonstrated his
ability to conduct major terror operations,
but the timing of the attack meant that the
CIA suffered the single most devastating
loss of personnel in its history.... So,
a good Catch for Assef... in order to
"cement" his relations with the CIA/MOSSAD,
and The White House's Murder Inc. of January 24th
2002.... "MOU"

Congratulations CIA.... Your Murder Laundry now,
is "worthy" of the Middle East's long record of
Assassinations....

ASSEF SHAWKAT murdered Imad Moughnieh yesterday
in Damascus, courtesy of Mitsubishi Corporation's
well "rounded" specially designed SEATS, delivered
in time, and with great Taste.... In order for
Assef Shawkat to "present" his credentials,
Officially... to his Masters in CIA's Langley,
and Herzliah's MOSSAD and Israel.
Assef Shawkat is now the Official representative
of Elliott Abrams in Damascus SYRIA. Congratulations
ASSEF, and Bushra.
Now, the 241 Marines, William F. Buckley, and many
others, like Colonel Higgins, Robert Stethem, etc.
can rest in Peace....
and the French DRAKAR occupants,RIP, 25 years later.....

*************************************************************

Special Investigation.
*************************


"SWAP" MADE IN * WHITE HOUSE'S MURDER INC...

*******************

February 13th, 2008 -- !

Bush's strangest Syrian bedfellow: Assef Shawkat, Head of Syria's Military Intelligence... At center of suspicion in Hezbollah leader's car bombing.... of America's "Most Wanted" Imad F. Mugniyah.
The head of Syrian military intelligence, Assef Shawkat, is no stranger to working with the CIA. Syria has, since 9/11, served as a host for the torture of "extraordinarily renditioned" prisoners captured by the CIA. Shawkat has been at the center of the CIA's program.

WMR has learned from reliable sources that the car bombing in Damascus of Hezbollah military commander Imad Mugniyah on February 12 was carried out by Shawkat with the active encouragement and support of Deputy National Security Adviser Elliott Abrams and Israel's Mossad. WMR has reported in the past that Abrams is the coordinator within the Bush White House of political assassinations, particularly those in the Middle East, and specifically, similar car bombing assassinations in Lebanon. WMR has also previously reported that many of the car bombings in Lebanon were the result of coordination between Israeli, American, and Syrian operatives, including "rogue" Syrians and Lebanese agents in the employ of Assef Shawkat.

Mugniyah was wanted by the United States and Israel for a number of terrorist attacks in the 1980s and 1990s, including the 1983 bombings of the US Embassy and Marine Barracks in Beirut, the 1985 hijacking of an Athens-to-Rome TWA flight in which Navy diver Robert Stethem was murdered, and the kidnapping and murder of Beirut CIA station chief William F. Buckley in 1984 and Marine Corps Lt. Col. William Higgins in 1988.

Significantly, the Israeli Prime Minister's office has denied any role in Imad Fayez Mughniyeh's assassination. However, Israeli government and intelligence officials are happy that it occurred.

Mugniyah's car exploded at around 10:45 pm in the up-market Tantheem Kafer Souseh neighborhood of Damascus. WMR has learned that the car bombing of Mugniyah was to be timed with the February 9th birthday of President Ronald Reagan, a gesture by Shawkat to the Americans, but the specially designed Mitsubishi seats containing the bombs were installed, or "activated..." later... due to "Political calculations... ", linked to the Intelligence "aims" sought....and security Concerns..., resulting in the February 12th assassination, a timing quite reminiscent for Assef Shawkat and his brutal "Henchmen".... [ Assef's last "promotion" dates to February 13th 2005...]

The "ultimate Promotion" for Assef Shawkat's LONG Murder career, with MOSSAD and CIA ... is around the corner now...Assef is on the HOT SEAT for Blowback...
Whoever carried out the operation demonstrated very impressive capabilities, in particular in collecting intelligence. That's Assef Shawkat.
Such an operation requires the most exact planning for months in advance. Precise information is needed, which must come from the target's inner circle.
That's Assef Shawkat.
They must have provided details on his daily routine, movements, hiding places and security arrangements.That's Assef Shawkat.
Planning such an operation also requires precision in getting the operators where they need to be, and even more important, they must know how to get away.
That's Assef Shawkat.
And all this must be done without leaving a trace..... That's also, Assef Shawkat.

The car, a new Mitsubishi Pajero SUV, was badly damaged in the attack "like a shredded metal can," according to Housham Nasaiseh", 19, who works in a sweetshop nearby, and arrived at the scene a few minutes after the explosion. At least nine other cars were also damaged. All this was done without leaving a trace..... That's also, Assef Shawkat....
By this morning, the car had been towed away. The scene had been cleared, and the only signs of the attack were a black mark on the ground and damage to nearby buildings....reminiscent of the car bomb attack on Mr. Elie Hobeika in Hazmieh Lebanon, January 24th 2002, 9.40 AM, when the whole area was "washed away" within a couple of hours from the attack, on orders from Syrian Military Intelligence....
Typical and Vintage Assef Shawkat.... and his goons.

One of the most distinctive characteristics of Syria's government is the opacity of its underlying authority structure. While there is little doubt as to who is calling the shots in Jordan or Egypt, the question of how major decisions are made in Damascus remains shrouded in mystery....
Although President Bashar Assad is nominally in charge, real power rests within a small inner circle. Military Intelligence Chief Assef Shawkat is widely viewed as the most influential member of this circle, but his influence is partially derivative of the fact that he is married to Bashar's older sister Bushra. Though she shuns the spotlight, her behind-the-scenes political influence has been decisive at times...

In the Middle East, dates, particularly anniversaries, carry much weight. The assassination of the popular Christian Leader, Lebanese Member of Parliament, and ex-Minister in several Hariri Governments, Mr. Elie Hobeika on January 24th 2002, coincided with the birthday of Elliott Abrams..., the then-National Security Council Middle East director. Hobeika's car bombing assassination in Beirut was also carried out by Shawkat's operatives, according to WMR's Middle East sources. The Hobeika assassination was the first in a series carried out by the CIA and Mossad with the assistance of Shawkat's intelligence operatives in Lebanon.

Shawkat, by delivering the goods on the assassination of America's "Most Wanted" Imad F. Mugniyeh, has ensured that he will now receive the protection of the Bush White House in the current UN investigation of car bombings in Lebanon, most notably that of former Lebanese Prime Minister Rafic Hariri.
Now, the 241 Marines, William F. Buckley, Colonel Higgins, Robert Stethem, the 63 Murdered at the US Embassy in 83, and many others, including French troops at Drakar, can now rest in Peace.... 25 years later.....
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

This is the "Arbitrage" DEAL of the Century....A "Derivatives Contract of sorts, offered to Assef Shawkat..."You GET US... Imad Moughnieh's HEAD... and we will get you off the HOOK in Rafic Hariri's Murder ....ASSEF SHAWKAT Delivered the Goods, it was an offer he could not afford to refuse.... BINGO.

This week, happens to be the Anniversary of Ronald Reagan, President Reagan,
was the President of the USA in 1983... when the Marines were "smoked" in Beirut's BIA vicinity... courtesy of Hafez Assad....The Great Criminal mind of the White House's Murder Inc., ...as always... has targeted Imad Moughnieh, as a "present" for
Ronald Reagan's "Anniversary" Celebrations... just like he did in his earlier Assassination endeavors....
Congratulations CIA.... Your Murder Laundry now, is "worthy" of the Middle East's long record of Assassinations....

ASSEF SHAWKAT murdered Imad Moughnieh yesterday in Damascus, courtesy of Mitsubishi Corporation's well "rounded" specially designed SEATS, delivered in time, and with great Taste.... In order for Assef Shawkat to "present" his credentials, Officially... to his Masters in CIA's Langley, and Herzliah's MOSSAD and Israel.
Assef Shawkat is now the Official representative of Elliott Abrams in Damascus SYRIA. Congratulations ASSEF, and Bushra.

http://www.stethem.navy.mil/stethem.asp

Now, the 241 Marines, William F. Buckley, and others, can rest in Peace.... 25 years later.....
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
HOW GREEN WAS MY COUNTRY, ?
PRIOR TO THE NEOCON CABAL ?
-----------------------------
-------------------------------------------------------

http://lebaneseresistance.blogspot.com/

My photo
Disclaimer: the posting of stories, commentaries, reports, documents and links (embedded or otherwise) on this site does not in any way, shape or form, implied or otherwise, necessarily express or suggest endorsement or support of any of such posted material or parts therein.